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Sétif : L’Observatoire du 8 Mai 1945 victime du laisser-aller

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le 07.01.18 | 12h00 Réagissez

Sétif : L’Observatoire du 8 Mai 1945 victime du laisser-aller

Initié en 2010 par Mohamed Dib, l’ex-maire de Sétif,  l’Observatoire du 8 Mai 1945, qui devait immortaliser les sacrifices des victimes du mardi noir, est bloqué.

Par la faute de certains «calculateurs», l’infrastructure ne voit pas le bout du tunnel, 8 ans après. Pour de récurrentes histoires de renouvellement de visas, d’actualisation de prix et d’avenants, le projet, dont la première pierre a été posée le mardi 8 mai 2012, par le président de la République, est assujetti à un «marchandage» ne disant pas son nom.

Au grand dam des défenseurs de la mémoire et de l’argent du contribuable. Après un temps mort de plus de 51 mois, le projet est relancé le 3 août 2016 par l’ex-wali, Mohamed Bouderbali, qui donne un autre coup de starter à l’opération, dont le délai de réalisation initial ne devait pas excéder les 10 mois. Malheureusement, l’observatoire ne sort pas de terre 17 mois après.

Aux dernières nouvelles, le bureau d’études et l’entreprise désignée lèvent le pied, déposent de nouveaux «avenants». Le problème du «bon sol» est remis une fois de plus sur la table. Le maître de l’ouvrage, à savoir la commune de Sétif, est invité à débourser d’autres milliards pour un «gouffre». Pour connaître la position de la commune, on a essayé de joindre par téléphone le vice-président chargé du technique. L’élu n’a pas jugé important de donner suite à nos sollicitations.

Avant de donner la parole à un fonctionnaire qui a accepté de nous parler sous le sceau de l’anonymat, on prend attache avec le nouveau maire, Mohamed Bourmani : «Je ne peux vous répondre, car je ne connais pas le dossier», a-t-il déclaré. «L’Observatoire du 8 Mai 1945 n’est pas un cas isolé au niveau de la commune de Sétif, qui s’est transformée au fil du temps en une véritable vache à traire.

La complicité, la complaisance et le manque de suivi ont donné à réfléchir à nos partenaires ne trouvant aucune difficulté à se désister ou à obtenir des avenants et réévaluations des prix. Disposant d’une importante manne financière, on a fait des décennies durant de la commune la caverne d’Ali Baba. Il ne faut pas avoir peur des mots, car c’est la triste réalité.

Pour l’intérêt de la collectivité qui a trop souffert de tels comportements, la wilaya doit réagir et mettre un terme à ces pratiques qui siphonnent l’argent du contribuable», nous explique le fonctionnaire. Et d’ajouter que «sans l’intervention du wali, l’Observatoire du 8 Mai 1945 ne va pas voir de sitôt le bout du tunnel».

Pour rappel, la commune a débloqué, en 2016, une première tranche de 240 millions de dinars d’une enveloppe globale de 570 millions de dinars. Soulignons que le «futur» observatoire comprendra une grande salle polyvalente de 1000 m², une vaste bibliothèque, des salles de travail et des ateliers, une grande salle de lecture, ainsi qu’une immense galerie d’exposition et une médiathèque, où tous les documentaires historiques, les témoignages et autres images de ces massacres seront conservés. Néanmoins ce lieu de mémoire est depuis huit longues années otage d’un gravissime laisser-aller et du pognon. 


Kamel Beniaiche
 
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