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Tipasa : Une wilaya en quête d’aquaculteurs

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le 12.01.18 | 15h12 Réagissez

Si l’appel de la wilaya de Tipasa en direction des investisseurs en aquaculture est déjà lancé pour ce début de l’année 2018 ; le plus urgent à réaliser  restera l’aménagement de la zone d’activité (ZAC) qui se trouve à l’extrémité Ouest de son territoire.

Les responsables de la wilaya ont intérêt à offrir des conditions adaptées à l’aquaculture, avant de proposer les opportunités aux investisseurs. Les chinois qui avaient décroché plusieurs mégaprojets stratégiques (bâtiment et travaux publics) dans la wilaya de Tipasa seront-ils intéressés pour investir dans cette partie démunie de la wilaya ?

La ZAC s’étend sur une superficie de 1,5 hectare.  Les pouvoirs publics doivent s’empresser à engager les travaux dans les plus courts délais, pour construire les accès, installer l’amener de l’énergie électrique, résoudre l’alimentation en eau potable et faire disparaître les rejets des eaux polluées qui se jettent à la mer.

Le site proposé à Damous devra être attrayant et sécurisé avant pour « draguer » les investisseurs. Prévu pour abriter 20 îlots, avec une surface de 500 m2 pour chacun, les promoteurs peuvent les transformer en base-vie. Le déficit du foncier a incité la direction de la pêche à trouver des solutions idoines pour créer des richesses et des emplois au profit de cette partie déshéritée de la wilaya de Tipasa.

« Nous voulons transformer cette ZAC en un pôle d’excellence en aquaculture, déclare Yahiani, le directeur de la Pêche, chaque aquaculteur bénéficiera d’une concession de 20 hectares en mer en plus de 500 m2 sur terre ajoute-t-il, la wilaya de Tipasa attend les investisseurs », conclut notre interlocuteur.  Il s’agit d’une aquaculture en off-shore. Il est possible d’installer huit cages flottantes au sein de chaque concession en mer.

Pour le moment, la wilaya de Tipasa a donné son feu vert pour six (06) dossiers. La capacité de production annuelle de chaque aquaculteur est estimée à 600 tonnes, avec la création de 22 emplois directs. La commission de wilaya étudie encore 06 dossiers, tandis que 02 autres dossiers sont en voie de finalisation, ils devaient bénéficier de l’accord officiel vers la fin de l’année 2017. Néanmoins, il reste encore 06 concessions à pourvoir.

Cette fenêtre qui vient de s’ouvrir dans le secteur de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya de Tipasa offrira des opportunités dans le développement économique dans cette partie du territoire méditerranéen. En ce qui concerne la conchyliculture, la wilaya enregistre trois projets. Un conchyliculteur implanté à l’Est de la localité côtière de Ain-Tagourait produit annuellement 75 tonnes de moules.

Le 2ème conchyliculteur se trouve l’Est du complexe touristique CET de Tipasa. Sa production annuelle prévue avoisinera 450 tonnes. Ce projet rentrera en service avant la fin du 1er semestre de l’année 2018. Tandis que le 3ème projet en conchyliculture en cours de réalisation, sera mis en service à compter du début de l’année 2019.

« Sa production annuelle s’élèvera à  100 tonnes », annonce le Directeur de la Pêche de la wilaya. A l’horizon 2020 selon les affirmations de notre interlocuteur, « la wilaya de Tipasa produira annuellement 625 tonnes en produits de mer (huîtres, moules coquillages) et 8400 tonnes en produits piscicoles ». Sans aucun doute, ces projets donneront des idées pour les promoteurs intéressés à s’orienter vers d’autres angles d’investissement qui accompagneront la pisciculture et la conchyliculture.

La wilaya de Tipasa qui compte 05 ports de pêche (Bouharoun- Khemisti-Tipasa-Cherchell-Gouraya) dispose d’une population maritime de 7500 inscrits. La production de sa flottille de pêche depuis le début de l’année 2017 jusqu’à la fin du mois de novembre s’articule sur un volume de 3900 tonnes de poisson bleu, 750 tonnes de poisson blanc et enfin de 280 tonnes de crustacés.

Quant à la consommation du poisson en Algérie, elle demeure en deçà des objectifs fixés par l’Etat, mais le plus grave qui se perpétue à ce jour, c’est le manque de respect envers la mer, sa faune et sa flore d’une part et d’autre part, l’utilisation des explosifs et des matériels destinés à massacrer l’environnement marin.

                                                                                                                

                                                                                                          

M’Hamed H
 
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