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Les ambassadeurs du groupe africain à l’ONU lui demandent des excuses

Trump provoque une crise diplomatique internationale

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le 14.01.18 | 12h00 Réagissez

 
	Donald Trump, lors d'une réunion à la Maison-Blanche
Donald Trump, lors d'une réunion à la Maison-Blanche

Les ambassadeurs du groupe africain à l'ONU ont exigé «rétractation» et «excuses» au président américain, Donald Trump, condamnant ses propos sur les immigrés venus d'Haïti, du Salvador et de pays africains.

Après une réunion d'urgence vendredi qui a duré quatre heures, le groupe s’est dit à l'unanimité «extrêmement choqué» et «condamne les remarques scandaleuses, racistes et xénophobes» de Donald Trump «telles que rapportées par les médias».

Dans un communiqué rendu public le même jour, le groupe a exigé ainsi «rétractation et excuses». Il s’est dit «préoccupé par la tendance continue et grandissante de l'administration américaine, vis-à-vis de l'Afrique et des personnes d'origine africaine, à dénigrer le continent et les gens de couleur». Il s’est dit «solidaire du peuple haïtien et des autres qui ont également été dénigrés» tout en remerciant «les Américains de toutes origines qui ont condamné ces remarques».

De son côté, la cheffe de la francophonie, Michaëlle Jean, a jugé hier «indigne» et «offensant» que le président américain, Donald Trump, qualifie de «pays de merde» Haïti et les nations africaines. «Que le premier représentant des Etats-Unis s'exprime en ces termes est indigne, troublant et offensant», a réagi sur son compte Twitter la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), la Canadienne Michaëlle Jean. «Qu'il se souvienne que son pays s'est construit par la sueur et le sang, la force aussi d'hommes et de femmes arrachés à l'Afrique, sans qui les USA ne seraient pas», a ajouté cette ancienne gouverneure générale du Canada, originaire de Haïti.

L'ancien ministre français de la Culture, Jack Lang, n'a pas non plus mâché ses mots hier en qualifiant, quant à lui, le président américain de «président de merde» sur son compte Twitter. «C'est un cri du cœur, un cri de révolte après ce qu'il a dit sur les Haïtiens», s'est justifié M. Lang, contacté par l'AFP. «J'ai envie qu'on dise dans le monde entier : Président de merde, comme un cri de ralliement contre ce personnage humiliant et offensant», a insisté le président de l'Institut du monde arabe (Ima) en France.

A rappeler que c'est lors d'une réunion avec des parlementaires jeudi à la Maison-Blanche que Donald Trump s'est emporté sur l'immigration en provenance de «pays de merde». Sollicitée jeudi soir sur ces propos qui ont suscité un déluge de condamnations à travers le monde, la Maison-Blanche n'avait pas contesté ou démenti, se bornant à souligner que M. Trump se battrait «toujours pour le peuple américain». Le président américain a réagi au tollé vendredi matin sur Twitter avec une formule ambiguë : «Le langage que j'ai utilisé lors de la réunion était dur, mais ce ne sont pas les mots utilisés», a-t-il affirmé. Plusieurs parlementaires ont de leur côté affirmé avoir bien entendu ces mots, ou avoir eu confirmation de première main de la part de personnes présentes.

 

Aniss Z.
 
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