Chroniques Point Zéro
 

La biologie n’est pas une science exacte

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le 13.09.17 | 12h00 Réagissez


Pourtant il n'était qu'à quelques mètres. En visite dans le pays africain qui ressemble le plus au sien, le président du Venezuela a été logé à la résidence d'Etat de Zeralda, en attendant que le président algérien puisse le recevoir. Quelques dizaines de mètres ont donc séparé Maduro de Bouteflika installé dans sa résidence médicalisée de Zeralda. Mais ils n'ont pas pu se voir et le président vénézuélien a dû quitter l'Algérie deux jours après sans avoir rencontré son homologue.

Quand c'est un ambassadeur ou un chef du gouvernement, ce n'est pas trop grave, mais ne pas rencontrer un Président alors qu'il était à quelques pâtés de maisons, c'est autrement plus inquiétant, c'est comme si le président Bouteflika allait en Argentine et était reçu par un planton. C'est d'ailleurs ce qui a été accordé à Maduro, qui a rencontré quelques plantons, agents de sécurité et gardiens de parking sans vraiment comprendre comment ce pays du million et demi de martyrs était dirigé. Lui est président et a le droit de se poser des questions, un droit qui n'est pas accordé aux propres citoyens algériens que l'on accuse régulièrement d'être manipulés, de travailler pour des pays étrangers ou d'être psychiatriquement instables à chaque fois qu'ils se demandent si leur Président existe bien. Ne pas poser de questions, ne pas douter, le pays est bien géré, par des hommes intelligents, intègres et compétents, ils savent ce qu'ils font. S'il y a crise, ce sont des facteurs externes. Et si la crise perdure, c'est la faute au peuple, méchant, violent et ignorant. On pourrait pousser cette étrange logique plus loin : si l'Algérie a autant de problèmes à plusieurs niveaux, c'est la faute au peuple qui a élu ces dirigeants qui n'ont pas su régler les problèmes de leurs électeurs. En théorie, la solution est donc simple, revoter. Sauf qu'en Algérie, on n'organise de réelles élections que tous les 20 ans. Comme un cancéreux à qui on offre une chimiothérapie, mais après sa mort.

Chawki Amari
 
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