Chroniques Point Zéro
 

Cardiologue contre député

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le 13.02.18 | 12h00 Réagissez


Hier à la Grande-Poste, Alger, capitale de l’interdiction, un rassemblement des médecins a eu lieu. Evidemment interdit, il s’est quand même tenu, même si des médecins ont été arrêtés et les participants filtrés et infiltrés mais sans tabassage, le précédent ayant joué pour une douceur relative. Juste après, quelques médecins ont été reçus par quelques députés, d’où la question : que peuvent se dire un bac +7 et un député ? Sans parler de Naïma Salhi, Halima Zidane du parti El Moustakbel, transfuge du RND, a récemment déclaré ne pas connaître le nom du ministre des Finances, mais a avoué que son salaire de 260 000 DA ne lui suffisait pas, s’estimant «pauvre». 

Question de cœur, sans préjuger du niveau des autres députés, entre un cardiologue qui a fait une douzaine d’années d’études après le bac et une partie des députés qui n’ont jamais ouvert un livre, quel dialogue société civile-représentants du deuxième pouvoir peut-il y avoir ? D’où l’autre question : l’instance de surveillance des élections mise en place pour les dernières législatives de 2017, où il n’y a eu que 20% de suffrages exprimés, est toujours active, organisme budgétivore de fonctionnaires payés chaque mois, alors qu’il n’y a en Algérie de scrutin que tous les 5 ans, là où dans d’autres pays il y a en a chaque mois, pour élire procureurs, walis, chefs de la police, magistrats ou même directeurs d’école. Il aurait été plus simple, puisque les médecins résidents veulent aussi de l’argent et ont déjà été ponctionnés par leur ministère, de mettre en congé cette instance et donner ses salaires aux médecins jusqu’à 2019, date de la prochaine élection. Où finalement, ce seront les médecins qui devront valider la candidature de Bouteflika, affirmant sur la base de l’article 102 de la Constitution qu’il est valide, conscient, avec un cerveau qui fonctionne mieux que les autres.

C’est le paradoxe, là où le système de santé est défaillant, ce sera un médecin qui choisira le prochain Président. Ou alors c’est très cohérent.
 

Chawki Amari
 
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